Le pas de l'oiseau

Théâtre poétique d'utilité publique

Le pas de l’oiseau utopise dans “l’âge de faire”.

téléchargementLe Journal “l’âge de faire”, qui avait chroniqué notre coopérative il y a un peu plus d’un an (ici), nous a demandé d’écrire, pour son numéro 100, le monde en 2050 si nos utopies devenaient réalités !

C’est Laurent qui s’en est chargé. Pour vous, fidèles lecteurs de notre site, nous vous offrons ce texte…mais si vous souhaitez découvrir les articles de Michèle Rivasi, de Miguel Benasayag, de Laurent Pinatel…le mieux est d’acheter le journal ou de la commander : ici !

Comment “les artivistes de l’émancipation” ont changé le monde.

Vers 2017 quand les premiers artistes furent candidats aux élections, beaucoup crurent d’abord à un canular. Les Partis de l’époque (mouvement pyramidaux dévoués à l’élection d’un chef) moquèrent ces mouvements initialement disparates qui œuvraient à mettre de “l’art dans la vie”. Les premières victoires électorales eurent lieux et les citoyens découvrirent les capacités d’expertise et de gestion de ces militants poélitiques.

Ils décidèrent notamment de permettre aux activistes de l’éducation populaire de développer à grande échelle l’idée simple que chaque citoyen est un artiste et un expert en puissance et le mouvement fit boule de neige : ils furent bientôt des millions à se déclarer “artivistes” ! Des villages devinrent autonome et décidèrent de désobéir aux différentes institutions. Un vaste réseau mondial, sans centralité et sans hiérarchie, se mit à construire une “mondialité de la rencontre et du partage”. Internet fut finalement le premier “espace de l’émancipation mondiale (EEM)” : les découvertes, les brevets furent partagés gratuitement sans aucun respect des droits à la propriété. Les EEM devinrent petit à petit la règle, et bien que leur gestion fasse encore débat aujourd’hui, rare sont ceux qui souhaitent ouvertement la re-privatisation de l’eau, des transports en commun ou même de l’énergie.

Les “artivistes de l’émancipation” utilisèrent les outils de l’art et de la création pour inventer pas à pas le monde qui est le notre à présent. Rétrospectivement, chacun s’accorde à dire que c’est la détermination poétique et la joie de la controverse populaire qui permirent ce vaste basculement.

En effet, les premiers artivistes décidèrent de commencer par les fins (une idée simple et romantique pour l’époque) : sauver la planète, partager les richesses, émanciper l’être humain des différentes dominations… Ces idées rassembleuses devinrent des films, des chansons, des BD… Les artivistes oeuvrent depuis à rendre visible la complexité du monde et son mouvement même, à valoriser la capacité qu’a chacun à transformer le réel. C’est cette méthode qui permit en quelques années de rendre lisible l’utilisation de la dette par les multinationales et les banques, de populariser les issues écologiques, de faire reculer les racismes…

L’autre levier qui rendit ce mouvement incontournable est sans conteste l’idée que si la “fin” est commune, le chemin mérite débat. Cette règle simple, sans doute issue de la part de doute nécessaire à toute création artistique, fut couplée à une notion de plaisir à œuvrer à la chose publique. Les rencontres “saisons d’émancipations”, qui sont aujourd’hui un moment partagé de notre vie commune, furent inventés dans un des premiers villages autonomes au Kurdistan vers 2022. Cette méthode était alors une réponse pour vivre ensemble en prenant le temps de partager les différences de culture et en actant des orientations pour un trimestre. Les “saisons d’émancipations” sont à présent un temps qui rythme notre mondialité. Un semaine par trimestre est consacré au “commun” du local au mondial. Les arts et les savoirs, la fête, la controverse et la décision collective sont appréhendé dans un même mouvement.

Si les “artivistes de l’émancipation” sont devenus le symbole du mouvement qui a créé notre monde, leur particularité aura également était de modifier la place de l’art dans la société. Au début de notre siècle l’art était piégé entre des “créations élitistes” avec peu de résonances populaires et des “productions rentables” soumises aux lois du marché. L’émergence de ce mouvement poélitique a libéré le monde de multiples dominations mais aussi les artistes de ce piège à double tranchant. Il a favorisé une pratique populaire de l’art (auparavant la majorité des citoyens étaient exclus de  toute  pratique  artistique) et les oeuvres (musicales, théâtrales, cinématographiques…) ont à présent un rôle central dans la co-invention du commun.

Bien-sur, le monde n’est pas fini. Le choc de nos fragilités fait toujours des dégâts : la concurrence a de nombreux adeptes, la planète souffre encore de 200 ans de productivisme, les identités construisent plus de murs que de ponts, des poches de misères subsistent …. La controverse mondiale si elle a un cap ne permet pas toujours de prendre des décisions communes et efficaces à chaque endroit de notre planète. Il n’y a plus de frontières depuis 2043 mais des siècles de guerres et de dominations ont marqué notre humanité. Nous savons depuis le début de ce grand basculement qu’il n’y aura pas de grand soir et cette idée simple nous a libéré pour prendre soin du chemin et non seulement de la destination, c’est bien cela mettre de l’art dans la vie : un art de vivre !

Laurent Eyraud-Chaume, pour le Pas de l’oiseau, théâtre poétique d’utilité publique, en direct de 2050.

5€ pour commencer !

CPO•afficheA2COOP-Avignon2015.inddTarif unique à 5 € les 4, 5 et 6 Juillet !

très chers festivaliers pour trop cher festival…

Pour équilibrer nos comptes de compagnie indépendante, notre seule issue est de remplir la salle par un bouche à oreille tonitruant. Nous avons donc pris la décision radicale durant les 3 premiers jour de festival de préférer 40 spectateurs payant 5€ plutôt que 20 payant 10€ !

La coopérative, du 04 au 26 juillet 2015, à 11h au Théâtre de la Bourse du Travail CGT (relâches les 13 et 20 juillet)

Tarif : 15€, 10€ et 5€ !

Réservations : 07 87 93 59 71 ou en ligne ticket’off  www.avignonleoff.com

Contact pros : 06 77 75 49 31

Apéro-rencontre #3 : La forme SCOP : témoignages et enjeux

CPO•afficheA2COOP-Avignon2015.inddPour faire infuser notre théâtre poétique d’utilité publique, nous avons fait le choix d’organiser un cycle de 3 Apéros-rencontres suite aux représentations de la coopérative (11h).

Mercredi 15 juillet : La forme SCOP : témoignages et enjeux

Alors que la crise dévoile les limites de notre développement économique, les SCOP semblent devenir une alternative crédible. Comment les coopérateurs travaillent et inventent ensemble? Comment de la lutte à la reprise faire vivre un projet porteur de valeur et économiquement viable ?

en présence de coopérateurs de SCOP de la région, de “La Fabrique du Sud/la Belle Aude” et de la “SCOP TI/1336” (ex-Fralibs).

Apéro-rencontre #2 : Théâtre et Economie Sociale et Solidaire

cropped-cpoe280a2logodefgrand.jpgPour faire infuser notre théâtre poétique d’utilité publique, nous avons fait le choix d’organiser un cycle de 3 Apéros-rencontres suite aux représentations de la coopérative (11h).

Samedi 11 juillet : Théâtre et Economie Sociale et Solidaire

Comment le milieu artistique peut participer à ce vaste mouvement ?

Comment les débats et les propositions internes à l’ESS peuvent ils nourrir la vie des théâtres et des compagnies ?

Philippe Chesneau, conseiller régional délégué au développement de l’économie responsable.

Dominique Pranlong-Mars, responsable du service théâtre de l’Arcade,

Sam Khébizi,  les Têtes de l’art et SmartFr

renseignements/réservations : 06 77 75 49 31

Apéro-rencontre # 1 : Art, monde du travail et transformation sociale

Pour faire infuser notre théâtre poétique d’utilité publique, nous avons fait le choix d’organiser un cycle de 3 Apéros-rencontres suite aux représentations de la coopérative (11h).

Mercredi 8 Juillet  : Art, monde du travail et transformation sociale

Chaque jour des artistes racontent le monde du travail, des salariés font appels à des compagnies pour intervenir dans l’entreprise. Comment se construit cette relation ? Comment en interrogeant la vie au travail les artistes peuvent-ils agir sur le réel ? Comment cette rencontre peut-elle devenir une union pour un monde plus vivable ?

Pierre Zarka, ancien directeur de l’Humanité, animateur de l’OMOS, chroniqueur à Cerises.

Emilie Cester, présidente des Activités Sociales du CE Cheminot PACA

Serge Le Glaunec, responsable national de la politique culturelle de la CGT

renseignements/réservations : 06 77 75 49 31

Fin de la collecte mais pas de votre soutien…

cropped-cpoe280a2logodefgrand.jpgNotre campagne de soutien à notre venue à Avignon est terminée : Merci à chacun pour son soutien. Si nous n’atteignons pas notre objectif (1500 au lieu de 2000), la plateforme que nous utilisons (HelloAsso) nous permet de toucher tout de même ces dons !

Par ailleurs, pour ceux qui auraient ratés la date de fin de collecte, vous pouvez facilement vous rattraper en adhérent à notre compagnie (5€) ou en faisant un don et c’est ici : https://www.helloasso.com/associations/le-pas-de-l-oiseau/adhesions/soutenir-et-rejoindre-le-pas-de-l-oiseau.

Une autre forme de soutien sera votre présence à Avignon ou en diffusant notre communication à vos amis ! (plus d’infos rapidement !)

La coopérative, du 04 au 26 juillet 2015, à 11h au Théâtre de la Bourse du Travail CGT (relâches les 13 et 20 juillet)

Réservations : 07 87 93 59 71 ou en ligne ticket’off  www.avignonleoff.com

Contact pros : 06 77 75 49 31

 

 

Représentations à ne pas rater !

1b881-dsc01124Ne rater pas les spectacles de fin d’année du centre social d’Aspres animée par Nathalie Tison :
 
– Adultes : Mercredi 17/06 au café du peuple à 20h30
– Ados : Jeudi 11/06 au Marché de la Bâtie-Monsaléon 19h30
             Mercredi 17/06  au café du peuple 20h30
– Enfants : Jeudi 18/06 Préau couvert de l’école d’Aspes à 19h

 

Retour sur la première édition de Parabola

IMG_3483Nous ne savons pas comment vient une alchimie. On connaît les ingrédients mais le moment où tout bascule reste secret. La magie de ce premier Parabola tient sans doute au bonheur d’être ensemble réunit autour d’idées simples : la parole libre, la créativité de chacun, la beauté de la poésie.

Tout commence par une année de rencontres : les ateliers de la MJC, le stage Parabola (ou l’on doit aller droit au but même si on est jamais monté sur scène) et la première formation BAPAAT de Veynes avec option théâtre (portée par le Greta). Notre envie depuis des années de dépasser le “ronron” des spectacles de fin d’année et d’accueillir les créations des ateliers comme un spectacle professionnel.

Ensuite, nous avons inventé ce premier Parabola en sachant que le savoir, la poésie et la joie sont faits pour cohabiter, que nous sommes tous capables de creuser un sujet, d’y réfléchir, d’y rêver et d’en rire. Cette année, le fil rouge de la parole a résonné du mercredi au Vendredi.

Jeudi, “l’apéro-slam” a réuni les âges autour d’un désir d’expression si bien que nous étions gênés de devoir écourter ce moment qui aurait pu durer une nuit. Les jeunes du collège et la bibliothèque avaient mijoté ensuite un Kamishibaï touchant et porté par cette envie de dire le quotidien et de dénoncer tous les préjugés. C’est devant un public nombreux et autour d’une soirée joyeuse que Rachid Bouali nous a raconté sa découverte du théâtre : “Un jour j’irai à Vancouver”. Ce spectacle plein d’humour est un hymne à l’éducation populaire, une fable du quotidien aux sources du désir de théâtre. Nous étions simplement heureux d’avoir fait découvrir cette création à Veynes et les regards au moment de se quitter étaient comme un remerciement.

Le vendredi fut la journée du premier “Cabaret des Haut-Parleurs”. Nous ne savions pas vraiment où nous amenait cette folie, ce pari fou : réunir 37 élèves de 7 à 65 ans avec une seule répétition commune d’à peine 2 heures. La soirée fut comme une aparté dans le quotidien de chacun. Une salle pleine comme un oeuf, plus de 200 personnes, des familles, des jeunes, des vieux, un public mélangé venu parfois de loin, ont accueillis cette troupe d’un soir par de l’attention, des rires et des applaudissements sans fin. Cette création passait du collage au spectacle. D’une scène à l’autre, comme des échos d’une société traversée par le désir de dire, de nommer, de dénoncer et d’être ensemble, les mots montraient une unité qui nous dépassait amplement. Comme un fil rouge que nous n’avions pas anticipé.

D’un repas partagé au petit mot qu’on se glisse discrètement, de l’appui solide et créatif de l’Olivier à la bienveillance de chaque instant de Cécilia, des mélodies sur mesure de Marionèle à la présence fidèle d’un enfant, d’un spectateur : cette année, cette semaine, cette soirée, nous dévoile la naissance d’une famille autour des valeurs du Pas de l’oiseau.

Nous ne sommes pas peu fiers !

à tout de suite,

Amélie Chamoux et Laurent Eyraud-Chaume

Aider notre venue à Avignon 2015 !

CPO•afficheCOOPERATIVEdef.inddBonjour,

Notre “théâtre poétique d’utilité publique” pose ses valises à avignon pour un mois. Nous y jouerons une vingtaine de fois la coopérative et 5 fois l’héritage au théâtre de la Bourse du Travail.

Nous organiserons 3 débats autour du théâtre, du monde du travail, de l’économie sociale et des coopératives (programme à venir). Nous souhaitons en effet porter haut et fort ce sujet de démocratie dans l’entreprise. Car tout comme Jean Vilar, nous croyons que le théâtre, que les festivals font avancer les idées.

Cette venue a un coût, vous vous en doutez. Même si notre travail rencontre de multiples résonnances, nous n’entrons pas vraiment dans les cases et aucun riche mécène ne s’est encore signalé.

En fait, nous n’avons que vous…

Vous, qui suivez notre travail. Vous, qui avez partagé un héritage ou découvert notre coopérative. Vous, qui participez à nos ateliers. Vous, qui nous accueillez aux 4 coins de la France dans votre asso ou votre théâtre.

Vous, qui pensez que le théâtre est une part d’humanité et qu’il faut le faire vivre.
Vous, qui défendez cette idée simple que la poésie a sa place dans la construction d’un monde simplement humain.

Nous lançons donc une collecte pour nous permettre de réaliser cet Avignon 2015 dans de bonnes conditions. Merci par avance de votre participation. N’hésitez pas à faire suivre ce message…les petits ruisseaux font les grandes révolutions !

Vous pouvez également venir nous voir à Avignon ce sera notre plus beau cadeau !

Bon printemps à tous,

Amélie Chamoux et Laurent Eyraud-Chaume
ps : le lien pour la collecte est ici… ou

 

 

Avignon Off 2015
Théâtre de la Bourse du Travail CGT

La coopérative
du 4 au 26 juillet à 11h
(relâches les 13 et 20)

L’héritage
les 13 et 20 Juillet à 11h
24, 25 et 26 Juillet à 14h

réservations : 06 77 75 49 31

 


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