Le pas de l'oiseau

Théâtre poétique d'utilité publique

Retours intimes sur la 1ère tournée à vélo.

Retours intimes sur la 1ère tournée à vélo.

Il y a des souvenirs où l’on souhaite replonger. Des couleurs, des odeurs que l’on guette chaque jour. Il y a des minutes comptes doubles, des jours gravés… Cette première tournée à vélo est déjà au rayon des hiers que l’on souhaite comme demain. J’ai sans doute passé les 20 dernières années à construire ce genre de convergence, de confluence entre tout ce qui me constitue et me traverse. Même si certains jours j’ai effleuré cette union, ces journées de juillet 2021 sont aussi un premier pas…

Prendre le temps (lent) du voyage et de la contemplation,

Multiplier les rencontres et les accueils improbables : un château en mode auberge espagnole (et arrosé 😉) à Chabestan, un repas de famille pour fêter le 4 juillet entre Portland et Manteyer, des oreilles d’ânes et une mémoire de St Firmin à la Cluse, une paella en mode fête de l’huma à Montbrand…

Installer un théâtre éphémère et humble : sous les tilleuls d’une cours d’école à Châteauneuf d’Oze, sur une place du village à la beaume ou dans ce décor incroyable des vestiges du château d’Aspremont quand le dernier rayon de soleil ☀️ te sert de projecteur…

Raconter à partir d’une fable tout ce qui me hante, me travaille, me bouleverse, parler de ma famille, paysans, ouvriers, montagnards, parler de leur rêves de leur fragilité, tenter aussi de porter les doutes de notre génération qui cherche comment tenir debout, vivre ensemble dans le grand chamboule-tout qu’est devenu notre monde…

Porter enfin cette mémoire du futur qu’est l’Histoire de notre pays, évoquer sur scène le souffle de la Libération et de l’éducation populaire, la forces créatrice de la lutte et de la résistance, parler sur scène de Marcel Paul et de cette CCAS qui a changé ma vie.J’ai eu la chance de faire vivre ce spectacle devant un public ouvert à la rencontre, friand de découverte, attentif à chaque image, un public populaire comme il est rare d’en rencontrer.

Accompagné par Alice, artisane-technicienne au service de cette jolie utopie, qui gagne ici son brevet en haute technicité en relations humaines en milieu rurale.Porté par la dreamteam du pas de l’oiseau, Amélie, Olivier, Marie et Cecilia (patiente, persévérante, rassurante… irremplaçable !).Il paraît que je recommence en juillet 2022 (et que le périmètre va s’élargir)… Cette pensée est un véritable doudou pour les jours de doutes ou de fatigues. Vivement demain.

Laurent Eyraud-Chaume

(Pour info, je raconte “Le jour se lève encore” à Avignon du 21 au 29 à 18h à la Rotonde, viendez !)

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